© Le Lombard
B comme...
BERNARD PRINCE
(créé en 1966)

A propos de... Bernard Prince
(503 Ko)
Le 19 mars 1997, à Neuilly sur Seine
©BenoîtMouchart
A propos de... Greg et Hermann.
(667 Ko)
Le 9 juillet1998, à Neuilly sur Seine
©BenoîtMouchart

       Après avoir démissionné d'Interpol dont il était l'un des agents les plus efficaces, Bernard Prince s'embarque avec son fils adoptif Djinn sur le Cormoran, superbe bateau dont il vient d'hériter. Ce petit équipage ne tarde pas à être rejoint par un marin bourru au grand cœur :  Barney Jordan. À chacune de ses escales, Prince brave sans cesse la mort et surmonte sa peur avec courage; c'est avant tout un héros professionnel : l'Aventure est son métier.

Greg : «Un héros qui ignore la peur n'est pas un héros, c'est un con. Le héros est un type qui, les intestins noués par la trouille, fait quand même son devoir.»
       Si les premières histoires de Prince  racontent de classiques combats contre des "méchants" — comme Bronzen ou le général Satan —, cet aspect manichéen de la série est assez vite devenu accessoire.
       Qu'il aille en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie ou en Europe, l'essentiel est surtout que Bernard Prince arrive toujours au moment où les ouragans se déchaînent, où les incendies se déclarent et où les tempêtes de neige sont annoncées. 
       Plus qu'un décor, le milieu naturel dans lequel il évolue fait souvent parti de ses ennemis, au même titre que ses adversaires humains.
Greg : «Hermann me disait souvent : «J'en ai assez de ce bellâtre avantageux !» Moi, j'aimais bien l'idée que Bernard Prince puisse quitter un groupe de rebelles crasseux et sortir de la jungle pour entrer en costume trois pièces dans un palais... Hermann avait horreur de ça !

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      Directement issu des films d'aventures américains des années quarante, l'optimisme qui se dégage de ces histoires — où les héros sortent finalement toujours indemnes — ne doit pas pour autant masquer le cynisme de certaines situations : bien souvent, Bernard Prince est un redresseur de torts malgré lui, capable de sympathie pour les bandits contre lesquels il lutte... Après Hermann, Dany et Aidans se sont succédés au dessin, sans jamais réussir à donner aux aventures de Prince le panache qu'elles avaient auparavant. Greg, quant à lui, avait sans doute épuisé ce qu'il avait à dire avec ce personnage, comme le montre son abandon de la série. Néanmoins, la réédition actuelle des histoires écrites pour Hermann fait mesurer à quel point cette série est un monument de la BD d'aventure européenne.

Greg : «Le prolongement de cette série était une facilité qui lui a malheureusement fait perdre une bonne partie de son punch. Finalement, je ne crois pas aux reprises, quelles qu'elles soient.»


Bernard Prince version Dany...





... et version Edouard Aidans